On a tous et toutes une petite liste de films qu’on regarde chaque année, qui traversent le temps et nous font du bien. Si certain·es les regardent par flemme de scroller pendant 3h45 sur Netflix, ces films peuvent être des réconforts, des images motivantes qui continuent de nous émouvoir. Pour vous et par pure envie de vous la partager, voici ma liste des films qui m’accompagnent chaque année.
Sommaire
Le fabuleux destin d’Amélie Poulain
Réalisé par Jean Pierre Jeunet


« Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Son titre qui me fait penser à un mix entre un film très fleur bleue et une histoire pour enfants à la manière des livres « Martine à la plage ». Tu ne trouves pas ? Au final, c’est un doux mélange des deux puisque dedans, il y a certainement la plus tendre histoire d’amour que j’ai pu voir au cinéma, entre malice et personnages qui en ont sous le capot. Ici, pas question de lisser les choses, si on déteste c’est à fond, si on rigole c’est aux éclats et si on aime et bien, ça part sur une déclaration digne d’un business plan sur 5 ans.
L’histoire, c’est celle d’Amélie, une serveuse réservée qui travaille au café « Les deux Moulins », à Montmartre. Une jeune femme qui n’a jamais eu trop d’ami·es étant petite et qui vit tranquillou-pilou dans un petit appartement avec son chat. Un jour, elle va tomber éperdument amoureuse de Nino Quincampoix. Celui-ci n’est pas un riche héritier, ni un ancien bad boy du lycée avec qui toutes les meufs rêvent de sortir mais collectionneur à ses heures perdues de photos d’identité abandonnées (et le reste du temps, il travaille dans un sex-shop et dans un manège, normal qu’Amélie ait envie de s’envoyer en l’air…).
Le truc, c’est qu’Amélie est très douée pour s’occuper de la vie des autres mais elle face à ses propres émotions, c’est la panique à bord. Pour éviter de les affronter, elle se façonne un univers imaginaire pour contourner la réalité. Elle ne peut pas proposer à Nino un date (alors qu’elle pourrait gratter deux pintes dans son bar puisqu’elle est serveuse, franchement). Pour provoquer la rencontre, elle va créer un jeu de piste dans Paris qui va emmener Nino jusqu’à elle, enfin presque.
Le film nous emmène aussi à la rencontre de tout un tas de personnages loufoques et attachants. Un poète dont les gens se moquent lorsqu’il philosophe pendant des heures au comptoir, un jeune homme un peu niais et maladroit qui bégaie devant son patron mais qui devant ses clients transforme leurs paniers garnis en un spectacle délirant…
Cette histoire, on ne peut pas s’en lasser. C’est une ode à l’amour et à ses maladresses qui donne envie de regarder d’un peu plus près la vie.
Pourquoi faut-il absolument le voir ? ☁️
- Pour les couleurs saturées incroyables qui donnent envie de vivre dans une carte postale.
- Pour la bande son créée par Yann Tiersen qui donne la chair de poule.
- Pour toutes les punchlines inimitables.
Le Premier Jour du reste de ta vie
Réalisé par Rémi Bezançon (2008)



Quand j’étais ado, je suis allée voir « Le Premier Jour du reste de ta vie » au cinéma avec ma mère. Un film assez significatif pour nous puisqu’à cette époque, on traversait à peu près les mêmes âges que les personnages de Marie-Jeanne (qui porte bien son nom) et Fleur Duval – la mère et la fille de l’histoire. Dans les salles avant 2008, on n’avait pas vu énormément de personnages adolescent·es à l’écran. On a pu voir « LOL » (Laughing Out Loud) réalisé par Lisa Azuelos cette même année mais sinon il fallait zapper entre du « Hannah Montana » ou « Skins » à la téloche.
Ça faisait donc du bien de voir un personnage du même âge que le mien à l’écran, qui sortait un peu des stéréotypes de genre bien girly en plus de ça. Fleur portait des jeans destroy, du khôl bien noir sous les yeux, écoutait du Nirvana et parlait de pipes en cours de SVT. Autour d’elle, la famille Duval donnait encore plus d’épaisseur au récit : nous avons le père, Robert (joué par Jacques Gamblin), mal dans ses baskets à cause de son père qui n’a jamais su le valoriser, son aîné Albert (Pio Marmaï) brillant par sa carrière et par son manque de tact légendaire, le cadet Raphaël (Marc-André Grondin), rêveur et écorché qui a du mal à trouver sa voie et tout un tas d’autres personnages qui par leurs personnalités bien trempées ajoutent une touche de vrai.
Ce que j’aime particulièrement dans ce film, c’est sa façon de montrer les moments de vulnérabilité, ces moments où chacun·e se retrouve face à une version de soi-même qu’il faut accepter ou dépasser. Le récit se découpe en cinq parties, cinq jours décisifs qui marquent un tournant dans la vie des protagonistes. Et le plus fort, c’est qu’on les regarde en ayant cette impression de vraie famille, imparfaite mais toujours unie.
Pourquoi faut-il absolument le voir ? ☁️
- Pour son portrait générationnel juste qui capte l’adolescence sans clichés mais aussi les doutes de la parentalité, de l’amour ou de la transmission.
- Pour les punchlines incroyables qu’on a envie de noter tout au long du film (la dégustation du vin, pépite !).
- Pour toutes les émotions qu’il procure : on rit, on pleure, on se reconnaît et on sort de la salle avec l’impression d’avoir partagé quelque chose de profondément intime.
